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FEDERATION DES ELU-ES ECOLOGISTES & CENTRE AGGREE PAR LE MINISTERE DE L'INTERIEUR POUR LA FORMATION DES ELU-ES

17 Nov

Désertification des centres villes...!

Publié par JCB Secrétaire Général

 

17/11/2020

Désertification des centres villes : un phénomène inarrêtable ?

Courrier des Maires 

article courrier des maires

Fragilisés depuis le tournant du siècle par la montée en puissance du e-commerce mais également du développement des zones commerciales de périphérie, les commerces implantés dans le centre des villes moyennes survivront-il au monde d’après ?

 

Quel bilan tirer du plan action cœur de ville ?

Pensé comme l’arme ultime du gouvernement pour endiguer le phénomène grandissant de désertification commerciale des centres des villes moyennes, le programme action cœur de ville, lancé fin 2017, vise à donner les moyens aux élus de 222 communes sélectionnées de redynamiser leur centre-ville grâce à une enveloppe de 5 milliards d’euros. Depuis, ce sont plus de 4 000 actions qui ont été mis en place pour un montant de 1,2 milliard d’euros.

Néanmoins, une récente enquête publiée par onze étudiant-journalistes du CUEG de Strasbourg remet en question l’efficacité du programme. En effet, cette étude démontre que 80% des villes bénéficiant du dispositif, et dont le taux de vacance des locaux commerciaux en centre-ville est supérieur à 10% depuis 2016, continuent de porter des projets d’extension commerciale en périphérie, tout en utilisant les fonds publics pour mener en parallèle des projets de redynamisation de leur cœur de ville.Ce constat jette forcément de l’huile sur le feu en relançant l’éternel débat entre commerces de proximité en centre-ville et grandes surfaces commerciales en périphérie, qui oppose depuis une trentaine d’années l’ensemble des acteurs publics et privés qui gravitent autour de l’immobilier commercial.

D’un côté certains acteurs ne peuvent concevoir de soutenir financièrement le petit commerce de centre-ville et l’artisanat tout en laissant se développer les grandes surfaces commerciales, quand d’autres voient ces activités comme complémentaires. Ces derniers reprochent surtout aux médias de diaboliser les zones commerciales comme l’unique responsable de la désertification des centres-villes, alors que le phénomène est bien plus complexe : explosion du e-commerce, difficulté du stationnement en centre-ville et stationnement payant, emplacement n°1 détenu par des commerces institutionnelles (banques, téléphonie…), déplacement des administrations (Pôle Emploi, Trésor Public, CPAM) et notaires, avocats ou experts comptable vers les zones périphériques tertiaires proches des zones commerciales… 

Commerces de centre-ville vs. zone commerciale : qu’en pense le gouvernement ?

Dernièrement, le gouvernement a pris position sur ce débat en annonçant un moratoire visant à limiter fortement (voire interdire) la création de nouvelles zones commerciales et centre commerciaux à la périphérie des villes. Cette décision fait partie des 149 propositions de la convention citoyenne sur le climat et vise à :

- combattre l’artificialisation des sols (l’arrêt du projet Europa city en est l’exemple parfait),

- mettre un terme au modèle de consommation de masse des années 60, où le consommateur est dépendant de la voiture pour réaliser ses achats (le fameux « no parking, no business »), modèle devenu obsolète à l’égard des enjeux climatiques.

- ne plus favoriser des enseignes – multinationales gourmandes en surface commerciale et qui produisent aux quatre coins du globe avec des bilans carbones catastrophiques.

Dans ce contexte explosif la crise du coronavirus ne pouvait donc qu’apparaître comme l’allumette mettant le feu à cette poudrière.

Coronavirus : l’accélérateur de la désertification des centres-villes ? 

La crise sanitaire sans précédent que nous vivons peut étonnement se révéler comme l’un des acteurs majeurs du renouveau des commerces de centres des villes moyennes sur le long terme. Entretien avec Aurélien Tert, co-fondateur d’unemplacement.com, site Internet spécialisé en immobilier commercial et la recherche de locaux commerciaux et de terrains.

« Sur le court terme les commerces devront survivent à la pandémie le temps qu’un traitement ou vaccin nous permettent de vivre comme avant : sans la peur du virus. Dans un second temps, les commerces survivants devront faire preuve de patience le temps que les ménages reprennent confiance et redirigent leurs économies vers la consommation. Trois, cinq ou dix ans ? Personne n’a la prétention de mettre une date précise, mais nous sommes partis dans une crise dont les impacts économiques et sociétaux rabattront les cartes de l’immobilier commercial pour les prochaines décennies. 

En effet, certains signaux tels que le désir de grands espaces suite au confinement ou la démocratisation du télétravail pour les cadres nous amènent à penser que cette crise sanitaire donnera la chance aux villes moyennes de prendre leur revanche sur les métropoles, qui se targuait jusqu’à présent de leur puissance économique. 

Finalement je tiens à souligner que les Français aiment leurs commerces de centre-ville. Les programmes tels que action cœur de ville, ou le récent moratoire sur les zones commerciales nous montrent que le gouvernement ne lâchera pas prise sur ce sujet et que nous sommes loin d’arriver à la situation que connaissent nos voisins anglais où un groupe de réflexion « le Social Market Foudation » influant décrète qu’il serait préférable de transformer les commerces vacants en habitations, ce qui détruirait à mon avis l’âme des centres-villes qui sont les cœurs de notre vie sociale. »

Quelles solutions sont à la disposition des collectivités ?

Outre le plan action cœur de ville, le ministère de l’Economie et des Finances a annoncé suite au confinement la création, via la banque des territoires, de foncières publiques pour les collectivités territoriales qui en feront la demande. L’objectif est de déployer un écosystème de 100 foncières de proximité visant à racheter les murs d’au moins 6 000 commerces dans les cinq prochaines années.

Les régions, départements et communes auront ainsi les moyens de racheter des commerces au bord de la faillite, de les rénover et de les louer à tarifs préférentiels à des commerçants en recherche d’un local commercial. Ce mécanisme unique permettra aux territoires les plus fragilisés par la crise sanitaire de bénéficier d’un matelas de sécurité pour éviter la destruction du tissu commercial sur leur territoire.

Cependant une question reste sans réponse : comment trouver des commerçants en recherche active de locaux commerciaux ? Outre les traditionnelles bourses aux locaux et sites de dépôts d’annonces, certains acteurs privés tels que unemplacement.com apportent une solution ingénieuse aux collectivités pour faciliter leur prospection économique. En quelques clics, les managers de centre-ville, chargés au commerce, élus ou développeurs économiques accèdent à une base de données regroupant l’ensemble des recherches actives de locaux commerciaux et de terrains sur leur territoire provenant de différents profils : enseignes nationales, commerçants indépendants, franchisés ou porteurs de projet. La véritable plus-value cette plateforme est la qualité des contacts, l’équipe se charge de vérifier le sérieux des profils et des recherches par téléphone avant de les communiquer sur la plateforme, un vrai gain de temps.

Contenu proposé par Unemplacement.com

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